• Les vivants et les morts de Gérar Mordillat.

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    Ruby et Dallas travaillent tous deux dans l'usine de fibre plastique, la Kos.  

    Mais un jour,  leurs vies  basculent lorsqu'une inondation fait exploser tous les tuyaux de l'usine. Elle ferme donc ses portes, pour travaux.

    Après quelques mois, lorsque l'usine est de nouvelle fois ouverte, le patron décide de renvoyer plusieurs employés afin de concurrencer la Chine qui produit beaucoup plus, plus vite, et qui a très peu de salariés (qui ne sont payés seulement qu'un euro par jours). 

    Le prolétariat se manifeste, se venge, et fait absolument tout pour défendre ses droits. C'est une guerre hiérarchique qui s'annonce.

    ---

    Ma critique : 

    Même si le contexte paraît très sérieux, il est dommage de constater que cette copie de Germinal  est vraiment  très mauvaise, et ce pour plusieurs raisons.

    Commençons par ce qui nous tape à l’œil dès le départ, le style d'écriture de l'auteur. 

    Il n'est pas rare de voir des gros-mots dans la littérature française, et ce n'est pas vraiment un problème puisque cela fait quand même partie de notre patrimoine linguistique.

    Mais voilà, le problème majeur de ce livre, c'est cet excès de langage familier qui n'a pas lieu d'être dans certains passages. Je peux comprendre que l'on utilise des mots assez "gros" pour décrire quelque chose de cru, d'horrible, de dérangeant, ou parfois même pour l'érotisme . Mais même si le contexte en lui-même permet de dénoncer les erreurs de la société, il n'est pas concevable d'utiliser tout le temps de vilains mots pour -par exemple- décrire une petite fille qui dort, quelqu'un qui mange, ou tout simplement quelque chose de banale dont simple le langage courant fera l'affaire.

    Et puis, il paraît que ce livre est considéré dans la littérature française comme "une épopée, et une romance riche en émotion". Nous n'avons absolument pas la même définition de la romance, dans ce cas.

    Je ne peux pas me permettre de juger le travail de l'auteur, je ne fais pas son métier . Mais en tant que grande lectrice, et principalement de romans à l'eau de rose, je ne peux permettre à personne de comparer cela à une histoire d'amour.

    Les chapitres se succèdent à chaque fois de cette manière : on parle du contexte, et de la vie romantique des personnages, contexte, vie romantique, contexte, vie romantique, etc. 

    En parallèle, nous suivons donc leurs vies amoureuses, nous apprenons davantage d'informations sur leurs sentiments et... Non oubliez ce que j'ai dit. LA ROMANCE N'EST PAS PRÉSENTE. CE N'EST QUE DE L’ÉROTISME.

    Il n'y a aucuns sentiments amoureux dans cette partie là, et ce n'est que de l'érotisme pure et simple. De la pornographie pour débutant, quelque chose de mal-fait, à "l'arrache", de mal écrit . 

    Surtout chez Ruby, qui est un sacré connard (comme on le dit souvent), et sa femme d'ailleurs en va de même. Ils sont tellement amoureux, tellement heureux, tellement contents d'être ensemble, que c'est sans scrupule ni douleur qu'ils sont capables de se trompaient. 

    Et ce fait n'est pas que chez ce couple : c'est partout ailleurs ! Leurs "romances" (grrr...J'ai horreur de dire ça pour ce livre)  ne se basent que sur le sexe, et c'est vraiment, vraiment, VRAIMENT... Nul.  En gros, si je peux me permettre : c'est que du cul pour du cul. (Je suis desolée, cher lecteurs. Terriblement désolée.)

    Et puis...Il y a la fin. Alors je ne vais pas vous spoiler, mais je vais vous dire une chose :

    Si vous avez le courage de lire un livre dont la police d'écriture est minuscule sur ses 900 pages pour une fin aussi minable, aussi exécrable, aussi nulle que celle-ci...Vous êtes un grand masochiste.

    La fin... Que dire de la fin...

    Vous voyez le contexte ? Oubliez-le. Il n'existe même plus, à la fin. On n'a réponse A RIEN DU TOUT, et vous voulez connaître la meilleur ? Et ben, Mordillat, ce cheeerrr Mordillat a clôturé son magnifique livre (...) dans la partie "romance". Et ce n'est même pas comme s'il avait fait un lien avec le contexte ou quoi, nooonnnnn. Il nous a pondu un super poème très moche (qui n'a aucun intérêt, SAUF pour la partie..."romantique" du livre), afin de nous sensibiliser de toute cette ardeur passionnelle entre Ruby et sa tendre Dallas, tout cet amour si pointilleux, si fort, si unique... je voulais simplement vous procurer deux minutes de bonheur, désolé.

    Bon, je crache sur ce livre, mais si vous avez le courage de le lire, vous vous  ferez votre propre idée de la chose, moi je n'ai dit que ce qui me va en tant que lectrice.

    Bon courage, en passant.

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